L’homme prend lentement l’arme coincée entre sa boucle de ceinture et son pantalon. A genoux derrière un énorme pilier en béton, évitant dans la mesure du possible de faire le moindre bruit, le cœur battant la chamade. Soudain deux personnes suspectent apparaissent dans son champ de vision.
Autour d’eux, tout lui semble flou. Il n’arrive plus à distinguer clairement les choses, sans doute à cause de sa blessure au ventre qu’il vient de découvrir. Il essaye de se remémorer ce qu’il a bien pu faire pour se retrouver dans ce sal état mais il se souvient juste d’être poursuivi, sans savoir pourquoi, sans savoir par qui. Les deux personnes font mine d’attendre quelqu’un puis peu à peu s’avancent vers un cercle lumineux au sol, filtré par un trou dans la tôle du plafond. Ils fouillent du regard chaque recoin de l’endroit. Le rythme cardiaque de l’homme toujours caché derrière le pilier ne cesse d’augmenter.
Autour d’eux, tout lui semble flou. Il n’arrive plus à distinguer clairement les choses, sans doute à cause de sa blessure au ventre qu’il vient de découvrir. Il essaye de se remémorer ce qu’il a bien pu faire pour se retrouver dans ce sal état mais il se souvient juste d’être poursuivi, sans savoir pourquoi, sans savoir par qui. Les deux personnes font mine d’attendre quelqu’un puis peu à peu s’avancent vers un cercle lumineux au sol, filtré par un trou dans la tôle du plafond. Ils fouillent du regard chaque recoin de l’endroit. Le rythme cardiaque de l’homme toujours caché derrière le pilier ne cesse d’augmenter.
Dix minutes passent comme ça, à attendre. Personne ne bouge plus dans ce qui ressemble maintenant à un hangar pour l’homme qui recouvre peu à peu la vue.
Trois heures s’écoulent.
« Plus le temps défile, plus ces deux là ont l’air serein, se dit l’homme ». Voyant qu’ils ne fatigueront pas, tout du moins, pas avant lui, il se décide à faire le premier pas. Doucement, il entreprend de se lever. Il met quelques minutes à se mettre debout, après avoir fait quelques étirements discrets. Au cas où la rencontre tournerait mal, il ne voudrait pas avoir à s’enfuir les jambes engourdies.
Après avoir fait le point moralement, il décide de se montrer mais est stoppé net dans son élan. L’un des deux personnages parle à l’autre, après plusieurs heures de silence complet.
- Bon, partons. William ne viendra sûrement pas, il a du se défiler.
- Tu es sûr ? s’étonna le second.
- Oui, viens.
Heureux de ne pas avoir à effectuer l’acte de bravoure qu’il avait entreprit de faire, l’homme toujours soigneusement caché se rassoit dans un grand soulagement.
- Macfly, pars devant je te rejoins, j’ai cru entendre un bruit vers là bas, dit l’un des deux hommes en faisant un signe de tête en direction du blessé.
- OK, fais attention, dit l’autre.
« Quoi ?! J’ai du mal entendre, je n’ai fais aucun bruit ! Ce n’est pas possible, je suis foutu ! »
Le type marche doucement, tout en retirant ses gants en cuir. Il apparait clairement maintenant aux yeux de l’homme planqué, qui l’observe minutieusement, paniqué. Il porte un tricorne bleu marine délavé avec des coutures qui devaient être de couleur dorée auparavant. Habillé d’une chemise blanche en soie salie par la crasse et la transpiration et d’un pantalon en toile décoloré. Des bijoux en argent et en or sont disposés en masse comme pour arranger un peu son apparence. Par-dessus l’ensemble, un long manteau crème décousu sous les aisselles s’étend de ses épaules jusqu’à ses genoux. Physiquement il peut se vanter de sa carrure imposante comprenant des épaules larges et des muscles très développés.
Ici et là des reflets argentés colorent ses longs cheveux noirs coiffés avec de la graisse afin de former une mèche qui recouvre partiellement son visage. Cette coupe de cheveux est sûrement le moyen pour lui de dissimuler facilement son visage meurtri. En effet, de part et d’autre de sa face les balafres s’entrecroisent et les quelques rides présentes ne font qu’accentuer encore plus les cicatrices de son visage. Si on devait le replacer dans un univers, ce serait certainement dans un haut lieu de piraterie, comme ceux exposés dans les grandes productions hollywoodienne qui traite du sujet.
PAN !
Le fugitif est sortit de sa cachette et vient de tirer sans s’en rendre compte. Il a descendu le premier de ses poursuivants et reste figé, les bras ballants. Il lui faut quelques secondes de trop pour reprendre ses esprits et s’apercevoir que le bruit a du alerter le compère du désormais défunt.
Cela ne loupe pas, l’espace d’un souffle et celui-ci est déjà à peine à quelques mètres du meurtre. Lui aussi est maintenant bien visible. Plus petit et plus maigre que le premier, il exhibe contrairement à l’autre un visage jeune et encore vierge de toute blessure. Quant à ses habits, hormis l’absence du tricorne assez typique, ils ressemblent au fil de couture près à ceux de son compère.
Mais un second coup de feu retentit dans le hangar. Puis un troisième.
Et pourtant le deuxième homme est toujours debout et continue d’avancer sans sourciller vers sa proie. Le fugitif le cible encore une fois et tire deux coups. Mais rien n’y fait, la brute qui se trouve maintenant à deux mètres de lui ne semble pas sentir les balles qui le perforent. Il est pourtant certain de l’avoir touché, une fois en plein poitrine et l’autre fois au visage.
- Mais c’est impossible, dis moi tout de suite ce qui cloche.
Cette phrase est sortie instinctivement de la bouche du pauvre homme et il se rend compte après coup qu’elle est ridicule dans de telles circonstances.
Soudain, des picotements engourdissent ses doigts et lui signalent une brûlure douloureuse au niveau de sa main. Son Dieudonné Levaux, un revolver 9mm de collection qui vient tout juste de servir est en train de fondre. Après avoir évidemment lâché le pistolet, le canon en métal argenté et la crosse en ivoire sont réduits en quelques secondes à l’état de matière première.
Cela achève de faire craquer le tireur qui s’en prend directement à son pistolet mit en charpie.
- C’est la meilleure celle-ci. Si maintenant toi aussi tu me lâches, je n’ai plus qu’à courir ! Pour garder la forme, évidemment.
Fier de sa blague, il se met à rire d’une manière extravagante. Il se tient les côtes de ses deux mains, bascule son bassin en arrière, la bouche grande ouverte. Il paraît souhaiter s’auto parodier. A la différence qu’il ne se caricature pas volontairement.
Et l’homme rigide en face de lui se met à rire aussi. L’homme abattu auparavant choisit ce moment pour se relever d‘une manière digne. Avant de rire de bon cœur avec son nouvel acolyte.
Tout trois ne s’arrêtent plus et continuent ainsi pendant un long moment.
Un très long moment.



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