Janvier 2409. La disparition inattendue de Charlie, un ami de ses défunts parents, fait réagir Martin. Il sait pertinemment qu’il doit rechercher le vieil homme, mais ce jeune policier qui n’a jamais conclut brillamment une enquête va se retrouver bien vite décontenancé.
Encore plus en apprenant la raison de cette disparition.
Repères Histologiques (Tirés de documents classés Secret Défense)
• 2099 : Découverte d’une technique permettant d’utiliser une quantité importante d’énergie négative. Le voyage supraluminique est dès lors établit comme possible.
• 2099-2149 : Expérimentation des voyages dans l’espace.
• 2150-2180 : La Grande Guerre. Conflits entre les différents pays dominants du monde entier menant à l’éclatement total des Etats et à la création d’une Fédération Unique : le Gouvernement Mondial. Les raisons et les circonstances de la fin de la Guerre restent confidentielles.
• 2181-2408 : Fin des essais des voyages dans l’espace. Le sujet est considéré comme tabou et est oublié de tous au cours du temps.
• 2409 : Un groupe d’individus potentiellement menaçant entreprend un projet controversé. A surveiller.
L’homme prend lentement l’arme coincée entre sa boucle de ceinture et son pantalon. A genoux derrière un énorme pilier en béton, évitant dans la mesure du possible de faire le moindre bruit, le cœur battant la chamade. Soudain deux personnes suspectent apparaissent dans son champ de vision.
Autour d’eux, tout lui semble flou. Il n’arrive plus à distinguer clairement les choses, sans doute à cause de sa blessure au ventre qu’il vient de découvrir. Il essaye de se remémorer ce qu’il a bien pu faire pour se retrouver dans ce sal état mais il se souvient juste d’être poursuivi, sans savoir pourquoi, sans savoir par qui. Les deux personnes font mine d’attendre quelqu’un puis peu à peu s’avancent vers un cercle lumineux au sol, filtré par un trou dans la tôle du plafond. Ils fouillent du regard chaque recoin de l’endroit. Le rythme cardiaque de l’homme toujours caché derrière le pilier ne cesse d’augmenter.
Autour d’eux, tout lui semble flou. Il n’arrive plus à distinguer clairement les choses, sans doute à cause de sa blessure au ventre qu’il vient de découvrir. Il essaye de se remémorer ce qu’il a bien pu faire pour se retrouver dans ce sal état mais il se souvient juste d’être poursuivi, sans savoir pourquoi, sans savoir par qui. Les deux personnes font mine d’attendre quelqu’un puis peu à peu s’avancent vers un cercle lumineux au sol, filtré par un trou dans la tôle du plafond. Ils fouillent du regard chaque recoin de l’endroit. Le rythme cardiaque de l’homme toujours caché derrière le pilier ne cesse d’augmenter.
Dix minutes passent comme ça, à attendre. Personne ne bouge plus dans ce qui ressemble maintenant à un hangar pour l’homme qui recouvre peu à peu la vue.
Trois heures s’écoulent.
« Plus le temps défile, plus ces deux là ont l’air serein, se dit l’homme ». Voyant qu’ils ne fatigueront pas, tout du moins, pas avant lui, il se décide à faire le premier pas. Doucement, il entreprend de se lever. Il met quelques minutes à se mettre debout, après avoir fait quelques étirements discrets. Au cas où la rencontre tournerait mal, il ne voudrait pas avoir à s’enfuir les jambes engourdies.
Après avoir fait le point moralement, il décide de se montrer mais est stoppé net dans son élan. L’un des deux personnages parle à l’autre, après plusieurs heures de silence complet.
- Bon, partons. William ne viendra sûrement pas, il a du se défiler.
- Tu es sûr ? s’étonna le second.
- Oui, viens.
Heureux de ne pas avoir à effectuer l’acte de bravoure qu’il avait entreprit de faire, l’homme toujours soigneusement caché se rassoit dans un grand soulagement.
- Macfly, pars devant je te rejoins, j’ai cru entendre un bruit vers là bas, dit l’un des deux hommes en faisant un signe de tête en direction du blessé.
- OK, fais attention, dit l’autre.
« Quoi ?! J’ai du mal entendre, je n’ai fais aucun bruit ! Ce n’est pas possible, je suis foutu ! »
Le type marche doucement, tout en retirant ses gants en cuir. Il apparait clairement maintenant aux yeux de l’homme planqué, qui l’observe minutieusement, paniqué. Il porte un tricorne bleu marine délavé avec des coutures qui devaient être de couleur dorée auparavant. Habillé d’une chemise blanche en soie salie par la crasse et la transpiration et d’un pantalon en toile décoloré. Des bijoux en argent et en or sont disposés en masse comme pour arranger un peu son apparence. Par-dessus l’ensemble, un long manteau crème décousu sous les aisselles s’étend de ses épaules jusqu’à ses genoux. Physiquement il peut se vanter de sa carrure imposante comprenant des épaules larges et des muscles très développés.
Ici et là des reflets argentés colorent ses longs cheveux noirs coiffés avec de la graisse afin de former une mèche qui recouvre partiellement son visage. Cette coupe de cheveux est sûrement le moyen pour lui de dissimuler facilement son visage meurtri. En effet, de part et d’autre de sa face les balafres s’entrecroisent et les quelques rides présentes ne font qu’accentuer encore plus les cicatrices de son visage. Si on devait le replacer dans un univers, ce serait certainement dans un haut lieu de piraterie, comme ceux exposés dans les grandes productions hollywoodienne qui traite du sujet.
PAN !
Le fugitif est sortit de sa cachette et vient de tirer sans s’en rendre compte. Il a descendu le premier de ses poursuivants et reste figé, les bras ballants. Il lui faut quelques secondes de trop pour reprendre ses esprits et s’apercevoir que le bruit a du alerter le compère du désormais défunt.
Cela ne loupe pas, l’espace d’un souffle et celui-ci est déjà à peine à quelques mètres du meurtre. Lui aussi est maintenant bien visible. Plus petit et plus maigre que le premier, il exhibe contrairement à l’autre un visage jeune et encore vierge de toute blessure. Quant à ses habits, hormis l’absence du tricorne assez typique, ils ressemblent au fil de couture près à ceux de son compère.
Mais un second coup de feu retentit dans le hangar. Puis un troisième.
Et pourtant le deuxième homme est toujours debout et continue d’avancer sans sourciller vers sa proie. Le fugitif le cible encore une fois et tire deux coups. Mais rien n’y fait, la brute qui se trouve maintenant à deux mètres de lui ne semble pas sentir les balles qui le perforent. Il est pourtant certain de l’avoir touché, une fois en plein poitrine et l’autre fois au visage.
- Mais c’est impossible, dis moi tout de suite ce qui cloche.
Cette phrase est sortie instinctivement de la bouche du pauvre homme et il se rend compte après coup qu’elle est ridicule dans de telles circonstances.
Soudain, des picotements engourdissent ses doigts et lui signalent une brûlure douloureuse au niveau de sa main. Son Dieudonné Levaux, un revolver 9mm de collection qui vient tout juste de servir est en train de fondre. Après avoir évidemment lâché le pistolet, le canon en métal argenté et la crosse en ivoire sont réduits en quelques secondes à l’état de matière première.
Cela achève de faire craquer le tireur qui s’en prend directement à son pistolet mit en charpie.
- C’est la meilleure celle-ci. Si maintenant toi aussi tu me lâches, je n’ai plus qu’à courir ! Pour garder la forme, évidemment.
Fier de sa blague, il se met à rire d’une manière extravagante. Il se tient les côtes de ses deux mains, bascule son bassin en arrière, la bouche grande ouverte. Il paraît s’auto parodier. A la différence qu’il ne se caricature pas volontairement.
Et l’homme rigide en face de lui se met à rire aussi. L’homme abattu auparavant choisit ce moment pour se relever d‘une manière digne. Avant de rire de bon cœur avec son nouvel acolyte.
Tout trois ne s’arrêtent plus et continuent ainsi pendant un long moment.
Un très long moment.
A l’aube, tout le monde se levait à la même heure dans la ville de La Métropole. Cette grande ville du nord de ce qui était autrefois, avant l’éclatement des frontières, la France, faisait partit des plus imposantes sur Terre. Le fait est qu’elle regroupait le siège du gouvernement mondial et que par conséquent était considérée comme la forteresse représentant au mieux l’Humanité. La ville était organisée en deux rives séparées par un large fleuve artificiel. Vue du ciel, les deux parties de la ville formaient deux cercles colossaux. La rive gauche constituait simplement les habitations et était séparée en quatre quarts de cercle. Les deux quartiers nord de cette rive constituaient le quartier des bobos. Les directeurs d’entreprises, les grands sportifs ou tout simplement les gens riches logeaient ici. De grands immeubles en verre s’élevaient dans les airs. Parfaitement alignés dans les rues propres et désertes, ces gigantesques habitations étaient le symbole du pouvoir qu’avaient ces personnes. Car pouvoir était synonyme de richesse depuis que le système de classes sociales bien distinguées était réapparu il y a une centaine d’années. Les riches étaient au top de la pyramide sociale et se faisaient appelés les Fils du Ciel. On retrouvait plus haut dans cet agencement en pyramide le Gouvernement Mondial et plus bas les Terreux.
De grands galas de bienfaisance et des fêtes distinguées s’organisaient dans de somptueuses salles de réception, décorées par thèmes pour chaque type d’occasion. Mais l’égo de ces nantis n’avait d’égal que leur compte en banque florissant. Derrière leur coquetterie mal placées, se cachaient des personnes vicieuses et crapuleuses. Ils produisaient auparavant leurs forfaits à l’abri des regards, cependant au fur et à mesure, même le plus amoral de leur geste était effectué en public avec une insouciance affligeante.
Difficile de savoir si leur réussite professionnelle forgeait en eux un caractère sadique ou si c’était l’inverse. Comme si au pouvoir se retrouvaient des gens à l’esprit malsain du fait que tout le monde redoutait que s’abatte sur eux leurs désirs les plus incorrects et les plus inavoués.
C’est dans cette ambiance à l’apparence élégante, et dans ces immeubles stupéfiants que vivaient donc le tiers de la population de La Métropole.
Au Sud-Est de la rive gauche, une partie encore de la population se retrouvait dans un tout autre environnement. A l’instar du quartier Nord, des immeubles, beaucoup moins propres cependant, s’associaient ici afin de fonder le quartier des Terreux. Cette partie de la ville regroupaient plusieurs millions de personnes. Ils vivaient dans des appartements identiques les uns les autres. Chaque propriété était composée de trois chambres, le nombre d’enfant étant limité à deux, et du strict nécessaire : douche et pièce à vivre. La cuisine était accolée à la salle à manger, où la télévision obligatoire s’imposait en diffusant en boucle les actualités, sur la seule chaîne disponible.
A l’extérieur, un décor assez morne composait ce quart sud est. La circulation dense caractérisait le paysage et s’étalait sur plusieurs niveaux. En effet les automobiles et les taxis étaient autorisés à planer jusqu’à cinquante niveaux. Une organisation complexe fût mise en place une centaine d’année auparavant afin d’optimiser la circulation des véhicules dans les airs. Les véhicules de services et les petits propriétaires de restaurants à domicile, reconnus par le Gouvernement dans la profession, pouvaient s’élevait jusqu’à cent cinquante niveaux. Ceci afin de pouvoir servir un grand nombre de personne. En effet, à bord de leurs longs véhicules ouverts aménagés en cuisine, ils s’arrêtaient à chaque fenêtre où les clients souhaitaient manger quelque chose. On voyait dès lors des véhicules-restaurants vendre leur pains ou leurs petits plats à de nombreuses personnes. Le dernier véhicule-restaurant à la mode proposait des spécialités de saucissons.
Dans ces immenses immeubles desservis par de nombreuses sociétés de services divers, des fonctionnaires, des employés de diverses usines et toutes sortes de gens honnêtes logeaient et ne semblaient pas plaindre le quotidien de la population qui se trouvait au nord, dans le quartier des Fils du Ciel.
Mais au Sud-Ouest, les choses se présentaient étonnement mal. Officiellement, les gens anarchistes et rebuts de la société se retrouvaient ici. En vérité, ceux qui n’avaient pas de travail, les artistes et tous ceux qui osaient exprimer ou laissaient échapper malencontreusement une opinion différente de la pensée général étaient envoyés ici. En effet, à cette époque, quiconque était susceptible d’une manière détournée ou d’une autre d’exprimer une opinion à l’encontre des principes de vie et de pensée établis était de suite mis hors d’état de nuire. De manière plus ou moins virulente et plus ou moins officielle. En effet le gouvernement mondial a réussi au prix de dures années de labeur à contrôler la pensée collective et l’esprit des gens. Et cela dans la quasi-totalité du monde entier. Il ne laisserait donc pas quelques opportuns retourner la masse contre eux. C’est pourquoi était prohibé toute extravagance, même au niveau vestimentaire.
Et de nombreuses choses sortaient de l’ordinaire dans ce quartier. Les maisons remplaçaient les immeubles typiques du reste de la ville, ce qui ne se faisait plus depuis des siècles dans la majeure partie du monde. Certaines personnes utilisaient des teintures colorées, fabriquées artisanalement, sur leurs vêtements, qui leur conféraient un style vestimentaire particulier et qui leur attirait de nombreux regard en biais. Dans les rues, des peintres immortalisaient des scènes se déroulant sous leurs yeux ou reproduisaient avec leurs pinceaux et quelques teintes de couleurs variées les paysages si différents qui se trouvaient dans ce quartier. Des enfants se couraient après en jouant et criaient dans la rue. Ces scènes n’existaient même pas dans l’imagination des gens d’autres quartiers.
De temps à autre, quelques jeunes pour la plupart sous l’effet de l’opium faisaient monter le ton et s’en prenaient aux caméras de surveillance qui jonchaient chaque ruelle.
Alors pour une ville de cette envergure et de cette renommée il était indispensable de limiter les échauffourées. C’est pourquoi à plusieurs reprises ce quartier évita de justesse de disparaitre pour laisser place à des projets tous plus extravagants les uns que les autres. Création du plus grand centre thermal qui n’ai jamais existé, d’un square pour enfants qui pourraient accueillir les petits du monde entier, mise en place d’une station de ski avec érection d’une fausse montagne de plusieurs milliers de mètres de hauteurs…
Mais chaque fois les projets démesurés laissèrent place à des répressions militaires effectuées discrètement dans le quartier afin de calmer les ardeurs.
La rive droite quant à elle était propice à l’exercice de chacun. Des usines appartenant à diverses firmes dites planétaires forgeaient le paysage. Elles entouraient cette partie de la ville de La Cathédrale. Après elles se trouvaient les hôpitaux, les bureaux et les services divers. Puis les centres commerciales florissaient en se rapprochant du cœur de la ville, où se trouvait le siège politique mondial. A cet endroit, les figures les plus notoires gouvernaient la planète.
La Métropole était une ville sensationnelle et emplie de belles choses. Qu’importe la personne, elle suscitait la fascination, tellement son architecture était inspirée et relaxante. Et si les grandes infrastructures étaient encombrantes, la végétation luxuriante l’était tout autant. Ni l’un ni l’autre ne semblait prendre le pas et s’étendre plus que ce qu’il ne devrait. Or la symbiose entre les deux rendait le décor incroyablement réussi. Le paysage s’en trouvait purement grandiose. Les branches fuyantes des arbres de plusieurs mètres de hauteurs s’opposaient aux lignes droites des bâtiments.
En se baladant du côté du quartier commercial de Trip Avenue, on pouvait voir des rangées d’arbres imposants qui contrastaient avec les nombreux magasins. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, la population ne s’agglutinait pas dans les magasins pour faire leurs courses, les ventes étant réservées aux produits acceptés par le Gouvernement. Il fallait aller dans le quartier insalubre du Sud-Ouest, où peu de monde n’osait mettre les pieds, afin de se procurer des produits jugés illégaux ou considérés révolutionnaires.
En somme, l’Humanité pouvait se vanter d’avoir allié l’évolution de ses technologies à l’engouement de l’écologie en créant cette ville fascinante et prodigieuse. Malgré tout, les mœurs étaient très étroites d’esprit et le Gouvernement avait réussi à mettre la main sur l’esprit et le mental de tout les habitants de la ville. Seuls les insurgés du quartier délaissé conservaient une part de libre arbitre. Dans le reste du monde, le contrôle du Gouvernement Mondial était semblable. Hormis le continent anciennement appelé Amérique du Sud qui se trouvait être l’équivalent du quartier des insoumis de La Métropole. Là bas, le peu de personne qui s’y trouvait encore en vie vivait librement et en petite communauté mais dans un monde dévasté par les bombes où la nature avait reprit son droit.
Martin Callagher vivait avec son petit frère, Jim, dans le quartier populaire de l’Est. En tant que détective privé, il ne pouvait se permettre de vivre dans le quartier chic, au Nord. Mais son job le dispensait d’aller loger dans la zone Ouest. Sa profession fut créée par le Gouvernement il y a de cela cinquante années afin de traquer discrètement les personnes susceptibles de comploter dans le dos de l’Etat. Son boulot consistait donc à recueillir des informations ici et là auprès de gens toujours bavards lorsqu’il s’agissait d’être bien vu par les autorités, et de sympathiser avec les suspects afin de les infiltrer. Officiellement, il travaillait dans un bureau, à trier de la paperasse. Et officieusement, son travail n’était pas plus exaltant.
Le matin, le réveil se faisait toujours à la même heure, toujours de la même manière. Tout simplement car l’ensemble des télévisions de la ville, sans exception, s’allumaient à la même heure en diffusant bruyamment un chant qui scandait la popularité du Gouvernement Mondial. Certaines personnes psalmodiaient en cœur avec l’appareil, fiers comme des coqs de prouver leur patriotisme.
Le jeune homme prit soin de réveiller son frère cadet encore scolarisé. L’adolescent, bien qu’il soit familiarisé avec les secousses de son aîné, se prit à jeter férocement un coussin contre la porte. Puis un deuxième.
Réunis à table, autour d’un petit déjeuner, les deux garçons soufflaient en chœur. La journée s’annonçait terriblement irritante. En effet, il y eut la veille du grabuge à l’ancien marché au Nord de la Rive Droite, maintenant désaffecté. L’endroit étant bien choisi par les casseurs, car étant difficilement accessible par les Forces de Répressions. Effectivement, leurs camions remplis de policiers armés eurent bien du mal à gravir les ruelles étroites et en pente, pour arriver au centre de l’émeute. D’autant plus que les rebelles étaient cette fois ci particulièrement nombreux. La plupart sautillaient joyeusement sous l’effet de la drogue, comme s’ils préparaient un coup fourré, mais s’embrasaient dès qu’on les approchait. Les autorités durent déployer de nombreux effectifs supplémentaires afin de calmer les ardeurs et la hargne de chacun. Les Forces de Répressions apprirent le soir même que l’émeute n’était en fait qu’un leurre et qu’à l’autre bout de la ville, dans le quartier dit « anarchiste », une masse de gens profitèrent de l’alerte pour fuir la ville. Les policiers présents sur place ne furent pas assez nombreux pour stopper le mouvement.
Il était interdit de quitter la ville sans autorisation, et les murs érigés autour de La Métropole surplombés de gardes aidaient à s’en souvenir. Les seuls points de fuites possibles étaient suffisamment sécurisés pour éviter tout débordement. Tout du moins, c’est ce que pensait le Gouvernement Mondial.
De cette émeute, la population ne sera informée par les journaux que de l’arrestation en bonne et due forme d’une centaine de rebelles qui préparaient des attentats contre l’Etat.
Et les deux frères Callagher le savaient bien, les Forces de Répressions furent humiliées la veille (malgré ce que racontaient les torchons du Métropole News) et réprimeraient aujourd’hui chaque faux pas.


